A Paris, les dernières créations des manufactures du Mobilier National
Tapisserie, tapis, dentelle, l’exposition « Tombée de métier », organisée à la Galerie des Gobelins, affiche l’inventivité actuelle des savoir-faire textiles. A découvrir jusqu’au 4 janvier 2017.
par Agnès Zamboni, le 8 November 2016
Des œuvres récentes dévoilées
Au programme de cette nouvelle exposition, 15 artistes venus d’horizons divers et les modes de fabrication croisés de tapisserie de haute lisse de la manufacture des Gobelins, tapisserie de basse lisse de la manufacture de Beauvais, tapis point noué de la manufacture de la Savonnerie, dentelle à l’aiguille de l’atelier d’Alençon et dentelle aux fuseaux de l’atelier du Puy, datant de Louis XV.
On appelle « le jour de tombée de métier », le moment où l’on détache l’œuvre de son support. L’exposition rend hommage à cet instant d’émotion intense, et fin d’une aventure créative qui dure souvent plusieurs années. La tapisserie, c’est avant tout une rencontre entre un artiste et un artisan d’art qui va interpréter une œuvre. Les tapisseries présentées témoignent de la modernité de l’art textile servie par des techniques ancestrales perpétuées par les manufactures.
Outre les créations textiles, vous pourrez découvrir, dans cette exposition, les dernières créations du designer Noé-Duchaufour-Lawrance inspirées par l’imagerie collective des silhouettes des meubles fantomatiques recouverts de tissus blancs qui sommeillent à l’abri des grandes maisons. Elles ont été réalisées par l’Atelier de Recherche et de Création (ARC) du Mobilier National (collection Transmissions). Le mobilier en chêne, composé d’une table, une chaise et une enfilade, fait référence à la tradition française de l’ébénisterie. Il est agrémenté d’une coque composite en fibre de lin gainée de cuir blanc. Et la fabrication de ces trois pièces a fait appel aux techniques de pointe conjuguées à des procédés d’assemblage issus des métiers d’art les plus anciens.